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"La violence qui a présidé à l'arrangement du monde colonial, qui a rythmé inlassablement la destruction des formes sociales indigènes, démoli sans restrictions les systèmes de références de l'économie, les modes d'apparence, d'habillement, sera revendiquée et assumée par le colonisé au moment où, décidant d'être l'histoire en actes, la masse colonisée s'engouffrera dans les villes interdites."
Frantz Fanon in "Les damnés de la terre"
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Conférence en ligne: Regards croisés sur Aimé Césaire et Frantz Fanon
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Pourquoi penser en même temps les oeuvres d'Aimé Césaire et de Frantz
Fanon ?
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rajouté le 17/07/2008 |
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Officier durant la
conquête de l'Algérie, le lieutenant-colonel de Montagnac écrit à
Philippeville le 15 mars 1843 : « Toutes les populations qui
n'acceptent pas nos conditions doivent être rasées. Tout doit être
pris, saccagé, sans distinction d'âge ni de sexe: l'herbe ne doit plus
pousser où l'armée française a mis le pied. Qui veut la fin veut les
moyens, quoiqu'en disent nos philanthropes. Tous les bons militaires
que j'ai l'honneur de commander sont prévenus par moi-même que s'il
leur arrive de m'amener un Arabe vivant, ils recevront une volée de
coups de plat de sabre. [...] Voilà, mon brave ami, comment il faut
faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu'à l'âge de
quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants, en charger les
bâtiments, les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot,
anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens. » Lieutenant-colonel de Montagnac, Lettres d'un soldat, Plon, Paris, 1885, réédité par Christian Destremeau, 1998, p. 153 ; Alain Ruscio, Y'a bon les colonies, Autrement n° 144, Oublier nos crimes, avril 1994, p. 41. |
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